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Vous avez dit Calvitie ?

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Vous avez dit Calvitie ?

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La calvitie est au sens statistique, on ne peut plus courante. Est-elle pour autant ressentie comme « normale » par les principaux concernés ? Rien de moins sûr. Car si certains ont trouvé la parade en cachant le pot aux roses d’un coup de tondeuse, d’autres continuent de voir chuter leur estime de soi au même rythme que leurs cheveux. Pourquoi la calvitie fait-elle souffrir les hommes ? Décryptage.

« J’ai 45 ans et j’ai commencé à perdre mes cheveux vers 18 ans. Aujourd’hui, ils sont très clairsemés et j’ai honte de mon apparence. Je me trouve peu attirant physiquement et cela me mine moralement. Je me sens sale. » Sur les forums, des témoignages pullulent. Ils mettent à mal l’idée que la mode des hommes aux crânes rasés aurait définitivement enterré le complexe « calvitie ».

Si les hommes ne réagissent pas tous de la même manière face à l’alopécie, la plupart la ressentent toujours comme une épreuve. Voire une véritable souffrance pour les plus jeunes, chez qui l’impact de la chute de cheveux va bien au-delà d’une simple question d’apparence.

Perdre ses cheveux serait ainsi synonyme de rupture identitaire. Et sans doute, pour beaucoup, de passage dans un autre âge – plus avancé – avec tout ce que cela implique en termes de pouvoir de séduction. « Je n’ose plus regarder une femme qui me plaît en face car je me sens laid. Je pense ne plus pouvoir séduire, rencontrer une nouvelle compagne ».

Un signe de force

Pas de vie à deux sans cheveux ? Pas de confiance en soi possible quand on est chauve ? Le raccourci peut sembler absurde mais les traditions d’autres temps et d’autres cultures soulignent au contraire le pouvoir qu’on prête depuis des siècles aux cheveux. Un exemple ? Les scalps, qui étaient des trophées prisés des Indiens d’Amérique précisément parce qu’ils étaient censés faire circuler l’énergie et permettaient au vainqueur de s’approprier l’énergie vitale de son adversaire.

Symboliquement, donc, l’homme en perdant sa chevelure se retrouverait faible, fragile. « On pense ici à Samson qui, privé de ses tresses, se retrouve complètement désarçonné », rappelle quant à elle la psychanalyste Marie-Louise Pierson. De quoi comprendre pourquoi la seule idée de devenir chauve peut se révéler source d’angoisse.

Un symbole de vitalité

Pour Marie-Louise Pierson, la symbolique de la perte des cheveux va même au-delà. «  Prenez les Chinois : eux se laissaient pousser de longues nattes qui, dans leur mythologie, servaient aux Dieux à les arracher aux enfers pour les emmener au ciel. Les cheveux renvoient donc aussi à l’éternité. Ne sont-ils pas, d’ailleurs, imputrescibles ? Ne continuent-ils pas à pousser après notre mort ? Voilà ce que sont vraiment nos cheveux : le symbole de ce qui pousse. Le symbole de la vie. »

De la chute des cheveux à la perte de l’élan vital, il n’y aurait donc qu’un tout petit pas… d’autant plus facile à franchir que nous vivons une époque très narcissique. « Notre image sociale repose sur un certain nombre de signes de reconnaissance, poursuit la psychanalyste. Des signes qui nous classent dans différentes catégories que sont l’âge, l’appartenance sociale, etc. Or les plus importants d’entre eux, aujourd’hui, sont justement les signes de vitalité ! Ils comptent bien plus que l’âge à proprement parler ».

Stress et chute des cheveux, le cercle vicieux

Difficile, donc, de se sentir homme et sûr de soi quand on est privé de ce qui représente, plus ou moins consciemment, la force et la vitalité. Surtout, quand, comme pour tout complexe, la calvitie finit par devenir envahissante : « Je ne vois plus que ça dès lors que je suis devant une glace », témoigne ainsi Olivier sur nos forums. Peuvent ainsi naître un sentiment de mal-être et un stress dont le risque principal est d’accélérer encore la chute. « J’ai commencé à perdre mes cheveux de manière violente, rapide, raconte Spons, un autre Psychonaute. Et avec le sentiment d’impuissance qui accompagnait ce phénomène, le stress s’auto-alimentait. »

De la perte des cheveux… à la renaissance

« En réalité, seule une petite partie des hommes qui perdent leurs cheveux consultent, explique le dermatologue Jean Amar. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de souffrance, loin de là. Mais avec le temps, la plupart d’entre eux apprennent à vivre avec. »

http://www.psy-luxeuil.fr/article-psychologie-de-nos-cheveux-109706323.html

Sagesse monacale

 Et en ce qui concerne les hommes ? Le mythe de Samson et Dalila règne-t-il encore dans les têtes ? « Buñuel ou Kojak ne sont pas vraiment des symboles de “mauviettes” ! » défend Patrick, la cinquantaine, journaliste. La coupe à la Barthez remet au goût du jour les crânes d’œuf. Et la séduction opère… soutenue par le fantasme phallique de cette tête lisse. Pourtant, l’anxiété domine à la vue de ces poignées de cheveux qui restent dans la main lors d’un shampooing. Contrairement aux adeptes de la mode (minoritaires !) qui peuvent s’attendre à une repousse, on se sent immédiatement dépossédé, dévalorisé. « Chez l’homme, la perte de cheveux symbolise la castration », affirme Sylvie Consoli.

Le cheveu ras stigmatise aussi la soumission et la contrainte, à travers le militaire ou le bagnard. S’y opposent les crinières, symbole de sauvagerie innée et de liberté.

 Se faire des cheveux blancs…

Blanchir en une seule nuit ? On les dit « fatigués », « taciturnes », « déprimés». Est-ce seulement de nos cheveux dont nous parlons ? Leur cycle de croissance et de chute dépend de notre système hormonal. Leur structure chimique, qui renferme notre code-barre (l’ADN), leur permet de capter tout ce que nous avalons (aliments, médicaments, drogues, etc.). Sachant qu’ils poussent de 1 à 1,5 centimètre par mois, 6 centimètres de longueur offrent un livre de bord de notre état de santé sur six à neuf mois.

Sous l’effet d’un choc émotionnel, par exemple, le cheveu peut changer de texture suivant sa qualité naturelle et la capacité de l’individu à surmonter sa fatigue nerveuse. De là à se faire des cheveux blancs en une nuit comme Marie-Antoinette avant son exécution… Impossible, selon les scientifiques. Il s’agirait plutôt d’une alopécie brutale épargnant les cheveux blancs rendus ainsi majoritaires, donc plus visibles.

10 statistiques à propos de la calvitie que chaque homme doit savoir

N°10 – 60% des hommes sont incapables de déceler une transplantation de cheveux.

Les chirurgies capillaires maladroites pour corriger les calvities naissantes ou avancées sont un sujet récurrent de moquerie dans les comédies, mais en réalité cette chirurgie a accompli des progrès énormes, et aujourd’hui, elle donne souvent d’excellents résultats.

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